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TOPIC: L'énigme Bellcastle-Ligne

L'énigme Bellcastle-Ligne 4 years 1 month ago #4922

EPISODE 11

Et du côté protestant ?

Tout ce qui a été dit jusqu’à présent, concernant l’éventuelle lignée à laquelle aurait pu appartenir le mystérieux Raynaud E. de Bellcastle-Ligne, pourrait bien n’être que fadaises. Souvenons-nous que Spencer Lewis ne fût pas de confession catholique, mais méthodiste, c’est-à-dire protestant. Le méthodisme est issu de l’Église Anglicane, suite à un éveil religieux dans l’Angleterre du XVIIIe siècle. Ce courant religieux se caractérisait initialement par une approche et un vécu plus émotionnels de la foi, ce qui allait en opposition avec le manque de ferveur et les tendances rationalistes pratiquées dans l’Église Anglicane. Le Méthodisme connu de ce fait un développement considérable en Angleterre, mais encore bien plus aux États-Unis, où le petit peuple, en particulier les esclaves noirs, y adhérèrent en masse.

Ceci dit, n’oublions pas que l’apparition de la Rose+Croix en Allemagne au XVIIe siècle, est issue du courant protestant ! Dès lors, Lewis en quête de la Rose+Croix, lui-même protestant, aurait-il été « chercher la Lumière » dans une branche de la Rose+Croix à dominante catholique (6), que ce soit celle de l’OKRC ou des disciples du Sar Péladan ? Sans doute pas ; sa personnalité fortement empreinte d’un mysticisme tout aussi profond qu’humain, était assurément plus proche du Piétisme (7) que du Catholicisme. Il reste néanmoins, bien entendu, à trouver des éléments documentés pouvant accréditer cette thèse…



Harvey Spencer Lewis

Du côté de la Rose+Croix du Marquis de Lapasse, il est établi que celui-ci fut en 1871 rédacteur, puis rédacteur en chef, et finalement Directeur du journal conservateur catholique « Le Messager de Toulouse ». De même, l’article de Serge Caillet intitulé « Le Vicomte de Lapasse et la Rose+Croix de Toulouse », paru dans la revue martiniste « L’Initiation », No 1 Janvier-Février-Mars 2011, nous laisse également à penser que De Lapasse était en effet proche du catholicisme : « Boissin, qui relate une soirée chez la Comtesse d’Albanès en présence de Lapasse, Ballanche, le Comte d’Ourches, en 1839, fréquente lui aussi les milieux monarchistes et catholiques. » Dans le même article de Serge Caillet, à l’occasion du décès d’Adrien Péladan, Maître et Frère de Séraphin Péladan, Firmin Boissin publia un article nécrologique dans le journal « Le Messager de Toulouse », où l’on peut lire ces mots, relatifs au Docteur Adrien Péladan : « … appartenait à cette généreuse association notre compatriote le très catholique Vicomte de Lapasse… ».

C’est donc bien en ce sens, et uniquement ce dernier – c’est-à-dire que le catholicisme était la foi de bien des rosicruciens du sud de la France – qu’il faut comprendre cette remarque. Notons au passage qu’en 1875, sept-cent-mille protestants vivaient en France, pour une population de plus de trente-six millions d’habitants.

Note

(6) Il est utile ici de faire une remarque explicative quant à cette appellation de « branche de la Rose+Croix à dominante catholique. ». Si l’on considère en effet le terme catholique comme opposé à celui de protestant, cette remarque n’est pas fondée. En effet, l’OKRC au travers de ses membres, s'était maintes fois déclaré pour le rejet de la primauté papale, ce qui d’ailleurs fut une cause de la « Guerre des deux roses ». Comme nous le relevait à juste titre l’un de nos frères, « Ce n’est qu’après la disparition de l'OKRC que ses repreneurs non habilités, successeurs de Blanchard, Augustin Chaboseau le premier, en feront un ordre catholique pour ne pas dire d'inspiration papiste. »

(7) Le Piétisme insiste sur la nécessité d'une piété personnelle et sur le sentiment religieux individuel qu'il juge préférables à la connaissance de la stricte orthodoxie doctrinale.


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L'énigme Bellcastle-Ligne 4 years 1 month ago #4923

EPISODE 12

Des rosicruciens protestants dans le sud de la France ?

Si le Marquis de Lapasse a bien été initié au rosicrucianisme en Allemagne par des disciples du Baron Von Eckartshausen, il a donc dû introduire en France une lignée rosicrucienne d’influence protestante. A l’opposé, en tant que catholique ayant été également le disciple du Prince Balbiani, catholique également, il dû aussi détenir des enseignements rosicruciens de milieu catholique… Dès lors, la branche de la Rose+Croix de Toulouse qu’il est dit avoir fondé, fut-elle une harmonisation de ces deux courants ? Si l’on se base sur les successeurs du Marquis de Lapasse, et que l’on observe les ultimes manifestations de ce rosicrucianisme, l’on constate qu’il aboutit à Joséphin Péladan, puis Émile Dantinne, tous les deux fervents catholiques.

Il faut donc imaginer que les initiateurs de Spencer Lewis ne provenaient pas de cette lignée… Dans un opuscule écrit par H.S. Lewis datant de 1915, publié sous l’égide de l’AMORC USA avec pour titre « It’s history, purposes, and symbolism », quelques détails complémentaires sont révélés concernant le Comte de Bellcastel-Ligne et la lignée possible de ce dernier :


« Le 9 Août 1909, le Grand Maître de l'Ordre en Amérique renouvela pour la huitième fois sa demande annuelle de privilège d'établir l'Ordre en Amérique (États-Unis). Déjà préparés dans les principes, les tests finaux avaient été donnés dans la ville de Toulouse, en France, où la Grande Loge de France avait été créé en 883 A. D., sous la responsabilité donnée à un Arnaud II., de lignée royale. Les documents nécessaires ont été préparés, certains bijoux attribués et le parrainage garanti par Raynaud Émile de Bellcastle-Ligne, Grand Maître de l’Ordre de la R. C. pour la France et ses Colonies. Les documents autorisant des négociations publiques furent faits aux États-Unis seulement après le 1er Janvier 1915 ; l'année 1915 a été désignée dans les siècles comme le moment approprié pour que puisse naître l’Ordre en Amérique. C'est pourquoi les tentatives du Dr Randolph et un ou plusieurs autres Rosicruciens d'initiation étrangère, ayant tenté d’établir l'ordre dans ce pays au sein des cent dernières années ont toujours échoué. Les papiers nécessaires, la coopération et le privilège ne pouvaient être garantis, même indépendamment du fait que le Dr Randolph fut l’un des premiers hommes de l'Ordre qui ait jamais vécu dans ce pays et qui fut en même temps Grand Maître de la Loge R. C. de France, fréquentée par l'un des Napoléons. Avec les papiers et l'assistance nécessaires provenant du Suprême Conseil de France, l'Ordre a été créé en Amérique en Février 1915, et un Suprême Conseil Américain nommé le 1er Avril 1915 ; et en Septembre de la même année, après que la Grande Loge d'Amérique ait débuté son travail à New York, une visite du Grand Maître a été payée(?) par Mons. Jérôme T. Verdier, Mage du Conseil Suprême de France à Toulouse. Son approbation a été donnée aux plans alors en cours pour l’établissement d’une Grande loge dans tous les États de l'Union ainsi que pour les loges locales dans les principales villes. Les instructions finales, sceaux et papiers secrets furent livrés entre les mains du Grand Maître Américain après un examen des rapports officiels ; et l'approbation a été donnée de la livraison dans les mains du Grand Maître de certains autres papiers et bijoux par des agents choisis par le Conseil français. Ceux-ci ont donné à l’autorité d’Amérique les instructions et la capacité de travail, grâce à des sources détournées inconnues au Grand Maître en Amérique, mais livrés en temps voulu, conformément aux lois. »

Nous apprenons ainsi que le « E » placé après le prénom Raynaud, chez Bellcastle-Ligne, signifiait Émile. De même, nous découvrons dans ce texte de Spencer Lewis, que le Dr Randolph fut lui-même Grand-Maître de la loge R+C de France, loge dont l’un des Napoléons fut membre. Comme Lewis l’indiqua dans certaines monographies du 12e degré du Temple, le Napoléon en question fut Napoléon 1er et, bien entendu, ce fut bien avant la naissance du Dr Randolph, ce qui signifie que cette loge était somme toute déjà là depuis un certain temps. Par loge, il faut très certainement comprendre « Grande Loge », c’est-à-dire l’élément faîtier du rosicrucianisme de l’époque, même si la structure de l’Ordre à cette époque devait être fort différente de ce qu’elle devint dès le XXe siècle.



Le Dr Randolph


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L'énigme Bellcastle-Ligne 4 years 1 month ago #4924

EPISODE 13


Pascal Beverly Randolph était un citoyen des États-Unis d’Amérique, où il naquit le 8 octobre 1825 et décéda le 29 juillet 1875. Ayant perdu très jeune sa mère vers l’âge de 5 ou 7 ans, atteinte de la variole, il dut très vite subvenir seul à ses besoins, et dès l’adolescence, à l’âge de quinze ans, alors qu’il travaillait à bord de navires à voiles, il voyagea en de nombreux pays, dont l’Europe et l’Angleterre, durant cinq ans. Blessé alors qu’il coupait du bois, il quitta la mer pour se former comme teinturier et coiffeur, se maria et eut trois enfants, durant la période comprise entre 1845 et 1850. Cette même année 1850, il se lia d'amitié avec le Colonel Ethan Allen Hitchcock, qui avait pendant un certain temps été intéressé par l'alchimie et la philosophie panthéiste. Avec le soutien d’Hitchcock, Randolph pu être admis en 1850 à une réunion se déroulant à Francfort sur le Main, dans le Land de Hesse, en Allemagne ; cette réunion était organisée par la Fraternitas Rosae Crucis.(8)

Il revint en Europe en 1854 afin de poursuivre ses travaux ésotériques, tandis qu’en France, il achevait des études relatives à l’utilisation magique du miroir et de la boule de cristal. C’est durant cette période qu’il en profita pour rencontrer plusieurs magiciens occultes, dont également Eliphas Lévi, Edward Bulwer-Lytton, et Kenneth Robert Henderson MacKenzie(9). Durant l’année 1856, il visita de nouveau l'Angleterre et la France -- pays connus lors de sa courte carrière de marin -- pour sa préparation à son introduction en tant que Grand Maître Suprême de la Fraternitas Rosae Crucis. Deux ans plus tard, en 1858, à Paris lors d'une réunion de la Cour Suprême du Grand Dôme, Randolph devenait Grand Maître Suprême de l’Ordre pour le monde occidental. Il fut également intronisé en tant que Chevalier de l'Ordre national du Lis.

De retour à Paris en 1859, le voici fort actif dans le développement de la Fraternitas Rosae Crucis, en faisant des recherches, des conférences, mais aussi en écrivant. En Septembre 1861, il visite la Californie, donnant durant dix semaines une série de conférences à San Francisco, pour tenter d’y établir la Fraternité Rosicrucienne sur la côte Pacifique.

En quittant San Francisco en Novembre 1861, Randolph vint à Londres, où il fut intronisé chevalier de l'Ordre de la Rose par Hardgrave Jennings.(10) De là, il voyagea jusqu’en extrême orient, puis revint en Amérique via la France en 1863.


Note

(8) Selon William Wynn Wescot, une loge rosicrucienne fonctionnait encore à Francfort-sur-Main au début du XIXe siècle. Il écrit à ce sujet dans son ouvrage « Data of the history of the rosicrucians » : « En 1850, la très ancienne loge rosicrucienne de Frankfort-sur-Main tomba en sommeil ; dans cette loge, Sir Edward Bulwer Lytton reçut l’initiation et devint familier avec les idées qu’il développa dans « Zanoni » et ses autres travaux. » Si Randolph fut initié dans cette loge en 1850, ce ne put être qu’avant sa mise en sommeil ; malheureusement, nous ignorons tout autant la date de l’une, que celle de l’autre. Il est également très intéressant de savoir que cette loge « très ancienne », ne pouvait très probablement pas être issue de la Rose Croix d’Or, puisque cet Ordre ne fonctionnait plus à ce moment-là. Sur ce point, Bulwer Lytton écrivait d’ailleurs à Hargrave Jennings : « Il y a des raisons qui m’interdisent d’entrer dans le sujet de la Fraternité Rosicrucienne, société qui existe toujours, mais sous aucun des noms permettant à ceux qui n’en font pas partie de la reconnaître. » Nous ignorons par contre qu’elle était l’origine de cette loge rosicrucienne et du même coup, si elle était d’affiliation maçonnique ou non.

(9) Kenneth R. H. MacKenzie (31 octobre 1833-3 juillet 1886) était un linguiste, orientaliste, écrivain et occultiste anglais. Il était franc-maçon et membre de la Societas Rosicruciana in Anglia, auteur d’un ouvrage maçonnique de référence publié en 1877, intitulé « The royal masonic cyclopaedia ». Cet ouvrage présentait comme un fait toutes les revendications occultes faites par les membres de la SRIA. De ce fait, il devint très rapidement une référence pour d'autres occultistes occidentaux influents, qui en puisèrent des idées occultes modernes, donnant à ceux-ci une légitimation intellectuelle pour fonder leurs propres groupes, dont certains devinrent par ailleurs extrêmement populaires. Cet ouvrage contenant, entre autres, des Informations sur les groupes et les Maîtres rosicruciens dans l’Amérique du XIXe siècle, inconnus jusqu’alors.


(10) Hardgrave Jennings (1817-1890) était un rosicrucien et franc-maçon anglais, auteur de nombreux livres et écrits, dont « The Rosicrucians: Their Rites and Mysteries (1870) » et « Mysteries of the Rosie Cross, or the History of that Curious Sect of the Middle Ages, known as the Rosicrucians (1891).


Il existait donc un courant rosicrucien en France, sans doute venue d’Allemagne, depuis bien des années avant la création de la Rose+Croix de Toulouse fondée par Le Marquis de Lapasse. Est-ce à cet Ordre ancien que Spencer Lewis fut initié durant l’été 1909 ? Impossible à déterminer avec certitude…

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L'énigme Bellcastle-Ligne 4 years 1 month ago #4925

EPISODE 14


Dans la revue numéro 5 de « The Triangle », du 19 juillet 1921, se trouvent une partie de texte touchant à notre quête. Nous ne l’avons pas traduite afin de ne pas en perdre le sens original :


On comprend que le Comte de Bellcastle-Ligne était le Hiérophante Suprême de l’Ordre et son Imperator de la juridiction d’Aquitaine, auquel était rattaché son « quartier-général » de Toulouse, juridiction fondée du temps de Charlemagne où la première loge de l’Ordre, voire la Grande Loge de celui-ci, opéra dès l’an 804 ou 805.

Spencer Lewis y indique qu’il détient son autorité de cette lignée de la Rose+Croix de France, instituée par son premier représentant « Arnaud », et perpétuée au fil des siècles par chaque Imperator lui ayant succédé, dont Bellcastle-Ligne, sous l’autorité duquel il a été autorisé à être initié. Il rappelle également que cette lignée traditionnelle a pour nom A.A.O.R.R.A.C. dans les divers lieux où elle est représentée sur le globe et avec laquelle la toute jeune A.M.O.R.C. est en contact. Sous cet acronyme se dévoile le nom de l’Antiquae Arcanae Ordinis Rosae Rubeae et Aureae Crucis, soit en français « Ancien et Mystérieux(11) Ordre de la Rose Rouge et de la Croix d’Or ».




Note

(11) Lewis, dans son sigle A.M.O.R.C. ne reprit pas l’adjectif « mystérieux », mais le remplaça par celui de « Mystique », sans doute plus adéquat à son sens, mais également au milieu dans lequel ce nouvel Ordre devait s’implanter et évoluer. De fait, il n’y avait là aucunement trahison du sens initial, puisqu’étymologiquement, mystique vient de l'adjectif grec μυστικός « mustikos », mot de la même famille que le verbe μυέω « muéô » qui signifie « initier, enseigner », et que le nom μυστήριον « mustérion » qui a donné « mystère ». A sa décharge, si besoin était, il indiquait aussi que les documents légaux devant être enregistrés sur le territoire des USA pour la création de l’AMORC, ne pouvaient l’être qu’en langue anglaise et non dans une langue étrangère ; ce qui l’obligea donc à ne pas utiliser le latin. Il précisait aussi que seuls certains pays utilisaient la forme latine « A.A.O.R.R.A.C. », alors que d’autres, comme l’Angleterre, employait la forme abrégée « A.M.O.R.C. », et d’autres encore, des formes plus voilées qui en masquaient l’identité, comme A. A. ou A. A., A. A. .

Dans ce même document fort instructif de 1921, Lewis déclame avec vigueur que l’A.M.O.R.C. est une extension de la lignée originelle de la Rose+Croix, lignée descendant directement de son fondateur, Amenhotep IV, et que son organisation n’a rien de commun avec celles déjà présentes aux États-Unis, mais uniquement avec celles de l’A.A.O.R.R.A.C. dont :

The Supreme Shrine of the A. A. O. R. R. A. C. in Cairo. Egypt
The Illuminati of the A.A.O.R.R.A.C. in Calcutta. India
La loge Suprême Rose Croix de France of the A.A.O.R.R.A.C.

…et certains autres, non précisés. Il termine sur ce sujet en confirmant que : « The Rosenkreutz Order in Germany was (and is) a branch of the A. A. O. R. R. A. C. ».

Nous trouvons également quelque chose d’assez subtile qui pourrait avoir un lien avec notre histoire, dans l’ouvrage de Spencer Lewis « The thousand years of yesterday », aux pages 74, 76 et 77. Lewis y évoque les troubadours chers à Pierre Dujols, mais aussi le Seigneur de Belcastel… Nous laissons à votre soin la lecture de ce petit ouvrage si particulier, malheureusement jamais traduit en français.


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L'énigme Bellcastle-Ligne 4 years 1 month ago #4927

EPISODE 15... et FIN !


Et, bien que cela n’ait pas un lien direct avec notre histoire, il est assez singulier que, dans le numéro 1 de janvier 1935 de la revue « La Rose+Croix », de F. Jollivet Castelot, Auguste Reichel(12) écrivit ce qui suit :


Spencer Lewis, depuis 1925/1926, était en contact avec François Jollivet-Castelot, alchimiste réputé pour avoir réussi une transmutation d’argent en or, alors que Lewis lui-même avait fait une démonstration de transmutation alchimique de zinc en or, le 22 juin 1916(13), dans le Temple rosicrucien de l’époque. Les deux hommes, assurément avaient bien des points de convergence !



Portrait de Jollivet-Castellot paru dans « Le Voile d’Isis » en 1926

Si l’année 1777 ne vous dit rien, elle nous remémore personnellement la Rose+Croix d’Ancien Système qui, comme chacun sait, était un Ordre para-maçonnique initialement, Ordre duquel l’AMORC de Lewis, comme bien d’autres avant lui, conservera les noms liés aux neuf premiers degrés de progression. Ce simple fait nous renseigne, probablement, sur la volonté lewisienne de se rapporter sur le plan de la filiation historique de l’AMORC, à cette première.

Tout cela est certes instructif, mais ne nous dit toujours pas qui était la personnalité voilée sous le pseudonyme de Raynaud Émile de Bellcastle-Ligne… Quoique nous soyons assurés que Spencer Lewis fut bien en contact avec des rosicruciens français qui l’initièrent durant l’été 1909, l’énigme du « Hiérophante de la Rose+Croix de France et Imperator de la Juridiction d’Aquitaine », caché sous le pseudonyme que nous connaissons, fera sans doute encore couler beaucoup d’encre !


Note

12 Auguste Reichel (Fra Amertis), était, entre autres, membre de l'"Ordre de la Rose-Croix Suisse (AMORC)" du Dr Bertholet - portant le même nom que l’Ordre créé par H.S. Lewis mais n’y étant pas rattaché - , dignitaire de l'"Ordre des Samaritains Inconnus", membre important de la "Société Alchimique de France" de Jollivet-Castelot, responsable de la "Confrérie des Frères Illuminés de la Rose-Croix", Grand Maître de l'"Ordre Martiniste de Suisse". Il avait été également, antérieurement, membre de l'"Ordre Kabbalistique de la Rose-Croix".

13 Lire à ce sujet l’article détaillé paru dans le numéro de juillet 1916 de la revue « American Rosae Crucis », en pages 17 à 20.

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L'énigme Bellcastle-Ligne 4 years 1 month ago #4929

  • Ledgend
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C'est simple :

En ce qui concerne HSL , tout ses efforts ont été vers une synchronicité qui fait que peu autour de lui fut en mesure d'apporter l'authenticité dont il se réclamait sans le dire, en voulant récupérer "l'Ouverture du tombeau " ! On appelle cela un "appelé" ou dans un terme plus ronflant un "Elu" ...

Vous pourrez toujours chercher des preuves , bien que je pense qu'il y a forcément un Lien historique , peu sont en mesure de le capter et l'étude de ce sujet restera à jamais comme deux point cosmique à jamais résolu pour beaucoup sauf pour celles et ceux en connexion avec la conscience cosmique !

Bien Fraternellement .
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