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TOPIC: L'énigme Bellcastle-Ligne

L'énigme Bellcastle-Ligne 4 years 1 month ago #4916

Épisode 5

Il faut bien reconnaître que l’hypothèse de l’influence des frères Thomas présente tout de même une faille… En effet, même si Paris en ce temps-là regorgeait d’initiés de toute sorte et de tout calibre, H.S.L. en 1909 était assurément à leurs yeux un profane absolu, comme le lui avait bien fait ressentir son contact parisien. De ce fait, sa candidature à l’OKRC aurait été assurément non retenue. Quant à la Rose-Croix de Péladan, celle-ci n’était déjà plus qu’un souvenir… et même si elle eut été encore active, Spencer Lewis n’aurait probablement pas été tenté d’y postuler, peut-on croire ; car même si H.S.L. était un artiste dans l’âme, il semble fort probable que sa personnalité de self-made man aurait bien eu du mal à se mettre au diapason de celle d’un Joséphin Péladan, dont les Salons de la Rose+Croix avait cessé toute existence en 1897. Suite à cela, le Sar Péladan avait décidé la mise en sommeil de son Ordre (Ordre de la Rose+Croix Catholique, du Temple et du Graal), déclarant : « Je rends les armes. La formule d’art que j’ai défendue est maintenant admise partout, et pourquoi se souviendrait-on du guide qui a montré le gué, puisque le fleuve est passé. »



Joséphin Péladan

C’est pourquoi nous sommes convaincus que l’homme rencontré par Lewis ne peut être que Pierre Dujols, même si un détail, dans la description du lieu fait par ce premier, semble contradictoire. Celle donnée et citée plus haut dans le texte, mentionne un environnement « d’eaux-fortes et de photographies de monuments français » à l’intérieur du magasin, alors que dans ce qu’il nous transmet dans sa « Confessio », Lewis nous parle de son contact comme de : « …mon vieux fournisseur de livres », ce qui correspondait fort bien à Pierre Dujols, puisque tel était sa profession. Mais alors, pourquoi mentionner eaux-fortes et photographies et non pas les rayonnages de livres qui devaient assurément se trouver dans ce magasin ?



Cette apparente contradiction aurait pu nous bloquer un long moment dans notre recherche, lorsqu’un frère bien intentionné auquel nous avions soumis notre difficulté, nous proposa une possibilité nous ayant totalement échappé. Il nous rappela en effet que : « Certains chercheurs estiment que Pierre Dujols n'est autre que Fulcanelli, qui a notamment écrit le Mystère des Cathédrales. Voilà qui expliquerait pourquoi il est question d'eau-fortes et de photos de monuments dans ce magasin, à mettre en rapport avec le livre de Fulcanelli. Pierre Dujols est aussi l'auteur de "La Chevalerie amoureuse, troubadours, félibriges et Rose-Croix" dans lequel il écrit que « ...des gens bien informés parlent encore, sous le manteau, des modernes Rose-Croix de Toulouse. »
De quoi nous remettre sur la piste toulousaine, ville que Dujols avait bien connu dans sa jeunesse.


Fraternellement
"Ce que tu penses tu le deviens. Ce que tu ressens, tu l'attires. Ce que tu imagines, tu le crées."
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L'énigme Bellcastle-Ligne 4 years 1 month ago #4917

ÉPISODE 6

On sait pourtant de lui qu’il fut journaliste à Marseille, puis à Toulouse, la ville rose où il épousa en 1887 une demoiselle Charton, âgée de 21 ans, originaire d’Hennebont, dans le Morbihan. De leur couple étaient nées deux filles. Nous ignorons à quel âge il s’installa à Paris ; avant 1901 ou seulement l’année de son acquisition de la librairie de Chamuel ? Par contre, on peut comprendre pourquoi Henri Durville l’avait indiqué à Spencer Lewis comme « un professeur de langues » ; Dujols maîtrisait au moins trois langues autre que la sienne ; l’anglais, qu'il utilisera sans aucune difficulté pour dialoguer avec Lewis, mais aussi le grec ancien et le latin. Ces deux dernières sans doute étudiées lorsqu’il était au Collège des Jésuites d’Aix-en-Provence.



Les murs de briques qui donnent à Toulouse son nom de « Ville rose »

Pierre Dujols était un ésotériste de très haut niveau, avec une connaissance quasi illimitée des sujets s'y rapportant, dont, bien entendu, l’alchimie. Pour preuve, vers la fin de sa vie, atteint d’une arthrose invalidante qui l’obligea à rester couché durant quatre longues années, il se consacra à développer puis éditer une bibliographie générale de l’occulte en… 22 volumes !

Mais sur son appartenance à la franc-maçonnerie ou à un autre Ordre, quel qu’il soit… rien pour le moment malgré d’intenses recherches ! C’est tout de même assez étrange, car l’on peut alors se demander pourquoi il en est ainsi. Immense discrétion de l’adepte qu’il était ou manque de chance de notre part de sources documentées ? Mais aussi, pour quelles raisons d’autres personnes de son entourage proche n’ont-elles pas évoquées de souvenirs de loge avec lui ? La question restera donc en suspend pour le moment…

Raynaud E. de Bellcastle-Ligne

L’énigme de l’identité du personnage nommé Raynaud E. de Bellcastle-Ligne, par Spencer Lewis, est encore bien plus obscure ! Est-ce son véritable patronyme ou un nom d’emprunt ? Connaissant certaines des motivations d’H.S.L., il est plus que probable que ce ne soit qu’un pseudonyme… Mais de là à en faire un Comte muni d’autres titres nobiliaires et, qui plus est, secrétaire d’un certain ministre étranger, diplomate ou légat à Paris ! Lewis nous dit que l’homme en question avait soixante-dix-sept ans révolus au moment de leur rencontre. Comment le savait-il ? Impression personnelle, conversation intime entre eux ? Assurément, il doit donc bien s’agir d’un pseudonyme, mais les autres renseignements ont un air d’authenticité ; faut-il encore pouvoir le démontrer…

Tout d’abord, une question nous vient à l’esprit ; s’il s’agit bien d’un pseudonyme, pourquoi « de Bellcastle-Ligne » et non pas un nom bien régional, puisque ses parents sont indiqués vivre dans la région (son père ayant été le dernier Maître actif de cette Loge rosicrucienne) ? A moins que ce nom lui-même ait une signification ? Bellcastle est probablement la perception phonique anglophone de ce patronyme par Lewis, (Bell signifiant cloche en anglais) car il existe bien une Maison noble du sud de la France portant ce nom, orthographié à l’ancienne, « Belcastel ». Cette famille Lacoste de Belcastel est originaire du Pays de Foix, nous révèle le « Bulletin de la Société Héraldique et Généalogique de France », Volume 5 – Paris 1886. Elle se maintint dans cette région de 1667 à 1698, puis une branche se déplaça dans le diocèse de Lavaur ou elle fit l’acquisition de la baronnie de Belcastel. Leurs armes sont : de sable, à la cloche d'argent, tympanée de sinople. Serait-ce une piste ? Voyons où elle mène.

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L'énigme Bellcastle-Ligne 4 years 1 month ago #4918

ÉPISODE 7

« Le » Belcastel le plus connu en Haute-Garonne est assurément le Baron Jean Baptiste Gaston Gabriel Marie Louis Lacoste de Belcastel (1821-1890), avocat, membre de l’Académie des jeux floraux de Toulouse, maire de Colomiers, Député de Haute-Garonne, Sénateur, monarchiste convaincu et ultra-catholique. Décédé du temps de la venue de Spencer Lewis en France en 1909, ce ne peut être lui. Mais avait-il des fils ? Nos recherches n’ont pu nous mener qu’à deux filles. La première, dont le prénom nous reste inconnu, fut marié le 17 septembre 1872 au Baron Émeric d’Aupias. Sa sœur, Madeleine, épousa Monsieur de Martineng. A sa retraite, Gabriel de Belcastel se retira dans la plaine de Colomiers - proche de Sainte-Germaine de Mongey – dans son manoir de Mongey, que chacun dans la région considérait comme une ancienne forteresse albigeoise.



Le Baron J.B.G.G.L.M. de Belcastel

Un autre membre de la même famille – qu’il nous semble être le frère du précédent -, est le Baron Paul Lacoste de Belcastel, né le 27 mars 1818 et décédé le 27 novembre 1892. Il avait épousé Henriette de Toucheboeuf-Clermont le 10 mai 1848. Henriette, Comtesse de Clairmont, était née le 6 octobre 1827 et décédée en février 1887 à Toulouse. Nos recherches ne permirent de découvrir que deux enfants à ce couple. Il s’agit de Joseph Antoine (voir plus bas) et de Berthe de Belcastel, mariée en 1871 avec le Marquis Olivier de Laurens-Castelet (1844-1923). Leurs quatre enfants connus, Ida, Jeanne, Pierre et Odette, portant tous le patronyme paternel « de Laurens-Castelet ».



Le château de Belcastel

Le Baron Joseph Antoine de Belcastel, est né le 1er octobre 1860 à Toulouse et décédé le 12 novembre 1942 à Belcastel. Il était le fils du Baron Paul Lacoste de Belcastel et donc, le neveu de Gabriel Lacoste de Belcastel (nous utilisons ce seul prénom pour faire court…). Joseph n’avait que quarante-neuf ans en 1909 et semble donc trop jeune par rapport à ce qu’indiquait Lewis du personnage l’ayant accueilli au vieux château proche de Toulouse. Mais… cette information d’un vieil homme dans sa soixante-dix-huitième année, Comte de surcroît, n’aurait-elle pu être une modification voulue par Lewis, voire souhaitée par l’homme en question ? En effet, Joseph qui avait épousé le 27 juin 1891, Marie Jeanne d’Anthoine de Saint Joseph, née en 1866 (Nous ignorons leur descendance ou s’il y en eut.) fut maire de Belcastel de 1896 à 1941, sénateur de Haute-Garonne, conseiller général du canton de Cuq-Toulza et député du Tarn de 1906 à 1910 ! De quoi, en effet, souhaiter une discrétion sur ses éventuelles activités dans le milieu initiatique. Alors, pourquoi pas ? sans certitude néanmoins…

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L'énigme Bellcastle-Ligne 4 years 1 month ago #4919

EPISODE 8

D’autres que nous se sont d’ailleurs déjà posé la question. On peut lire en effet divers échanges sur un forum nommé alt.AMORC, où Gary Stewart, troisième et dernier Imperator régulier de l’AMORC et actuel Imperator de la Confraternity of Rose Cross, a écrit différents commentaires aux questions et réflexions des participants. Ce qui suit est une petite sélection des propos de chacun se rapportant à notre sujet :

Concernant la fille de Raynaud de Belcastle-Ligne, dont parle Lewis : « Tout d'abord, H.S.L. l'a identifiée comme la fille du baron, mais nous savons qu'elle était sa nièce. Je ne sais pas quel était son rôle, le cas échéant, mais seulement qu'elle disparut pendant la guerre (il s’agit de la première guerre mondiale). Si je comprends bien, elle a servi comme infirmière mais je peux me tromper. »

« Le comte a indiqué que ce temple n’avait pas été utilisé pendant plus de soixante ans, même s’il avait été visité par quelques francs-maçons à plusieurs reprises jusqu'en 1890. Son père ayant été le dernier officier présidant cette loge. On peut donc placer la période où celle-ci fut active vers 1850 ; en d'autres termes, du temps d’Alexandre Du Mège et Adrien Vicomte de Lapasse, plusieurs années avant que Firmin Boissin ait reçu Péladan dans la Rose-Croix. »

« Maintenant, les Barons de Belcastel sont tenus d'avoir connu le Vicomte Lapasse. Si quelqu'un a partagé quelque chose, ce sont ces gens. Noblesse dans la même zone, se plonger dans le rosicrucianisme, s'associant dans le Cercle archéologique du midi. Le monde n’est pas très grand, après tout. Soit la lignée est identique ou ils sont intimement liés. »

« Lewis ne prétend pas avoir été initié par Lasalle, nous savons tous les deux qu’il n’a fait en sorte que d’être avec lui lorsqu’il était là-bas. Clovis Lasalle était en effet un membre du même groupe archéologique que Lapasse (l'initiateur de la lignée Péladan à Hieronymus). »

Ces quelques extraits témoignent des idées et tentatives de compréhension de cette lointaine histoire, à partir de l’idée initiale qu’il y eut sur Toulouse une branche rosicrucienne plus ancienne que celle de Paris (OKRC du Marquis de Guaita et La Rose+Croix Catholique du Temple et du Graal, de Joséphin Péladan.) Cette branche passant par le Vicomte Louis Charles Édouard de Lapasse (1792-1867). Notons que le Baron Paul Lacoste de Belcastel avait quarante-neuf ans, et son frère Gabriel, quarante-six, lors du décès de Lapasse, ce qui leur donne amplement le temps de s’être connus, voire fréquentés.



Le Marquis Stanislas de Guaita

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L'énigme Bellcastle-Ligne 4 years 1 month ago #4920

EPISODE 9


Mais qui est donc ce Vicomte Édouard de Lapasse(3)?
De vieille noblesse espagnole, ses ancêtres s'étaient installés dans le sud-ouest dès le XIIIème siècle et furent au service des comtes de Foix. Fils d’Antoine Bernard Louis de Lapasse et de Jeanne Charlotte de Cardaillac de Lomné, Édouard de Lapasse vint au monde le 21 janvier 1792. Il fit ses études au lycée de Bordeaux puis son droit à Toulouse, mais a un faible pour la poésie. Pourtant il commence une carrière militaire en entrant dans la compagnie des chevaux légers du Roi en 1814. Par l'intermédiaire de M. d'Osmond, il devint secrétaire d'ambassade et à ce titre voyagea dans toute l'Europe : à Londres (1815), Hanovre (1818) Berne (1824).



Le Vicomte de Lapasse

Il rencontra très probablement en Bavière certains disciples rosicruciens reliés au baron Von Eckartshausen -- que certains considèrent comme le Grand-Maître de la R+C, auquel aurait succédé Elipha Lévi -- et sur leur recommandation fut dirigé à Palerme (1831) vers le Prince Balbiani qui l'initia à l'hermétisme des Rose-croix. Balbiani alors très âgé avait connu personnellement Cagliostro. De ce fait, Édouard peut accéder aux bibliothèques des abbayes de La Cava, de Monte Cassino et de Montréal (proche de Palerme, en Sicile). De retour en France, il se mit en relations avec le marquis d'Ourches qui avait rassemblé dix mille volumes de magie, de magnétisme et d'ancienne médecine, et eut connaissance des archives des R+C de France ; il put se familiariser avec les ouvrages de Paracelse, Van Helmont, Robert Fludd, de David de Planis-Campy. C'est alors que le vicomte de Lapasse s'attacha à l'étude de l’art de guérir, d'après les alchimistes et les disciples d'Hermès, avec une conviction robuste et une inébranlable persévérance. Il se fit inscrire comme étudiant à la Faculté de médecine de Paris et vint ensuite se fixer à Toulouse en 1842 où il fit de la médecine gratuite, surtout avec ce qu'il appelait l'or potable. Il passait pour guérir l'épilepsie, la phtisie et les rhumatismes. Il publia de très importants ouvrages notamment sur l'art de conserver la vie le plus longtemps possible, sur l'hygiène et la thérapeutique à l'usage des pauvres. Il accordait une très grande importance à l'école de Salerne et à l'école de Montpellier (Arnaud de Villeneuve), mais il n'obtint jamais de diplôme.


Il devint mainteneur des jeux floraux et président de la société d'archéologie de Toulouse. Il s'intéressait aussi à l'agriculture et écrivit de très nombreux ouvrages sur la poésie, des romans, des études politiques et philosophiques, notamment une "Physiologie des nations". En 1865, il fut peu de temps conseiller municipal de Toulouse. Il mourut en 1867 au château de Lussac chez M. de Montesquiou.


Note

(3) Voici en quels termes le Prince Balbiani se serait confié au vicomte de Lapasse au sujet de la fraternité des Rose-croix : « Je passe pour être Rose-croix et à ce titre on me croit Franc-Maçon. C'est une erreur. La Franc-Maçonnerie a donné à un de ses grades la dénomination de Rose-Croix. Le profane confond les maçons parvenus à cette "dignité ténébreuse", avec les frères de la Rose Croix dont l'institution remonte au XVème siècle. Le vulgaire se trompe. Les vrais Rose Croix sont en dehors des associations maçonniques. » « Les anciens Rose Croix se nommaient entre eux les "Edelphes"…devaient garder sous serment leur doctrine cachée aux yeux du vulgaire… Ils avaient trouvé un nouvel idiome pour exprimer la nature des êtres…ils s'engageaient à hâter le règne de l'Esprit Pur… ».

Fraternellement
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L'énigme Bellcastle-Ligne 4 years 1 month ago #4921

EPISODE 10


On pourrait dès lors tenter une supposition, celle de la lignée allant du Chevalier Louis d’Aquino à Spencer Lewis, passant par le Comte de Cagliostro, le Vicomte de Lapasse puis le(s) Baron(s) de Belcastel :

Raimondo di Sangro, Prince de Sansevero (1710-1771)
Chevalier Luigi d'Aquino 4
Comte Alessandro Cagliostro 5 (1743-1795)
Prince Balbiani de Palermo (1761-1840)
Charles de Paravey (1787-1871)
Vicomte Louis Charles Édouard de Lapasse (1792-1867)
Jean Baptiste Gaston Gabriel Marie Louis Lacoste, Baron de Belcastel (1821-1890)
Joseph de Belcastel (1860-1942)
Harvey Spencer Lewis (1884-1939)



Raimondo di Sangro

Il est possible également de suggérer une lignée de même origine, pour la branche Péladan-Dantinne :

Raimondo di Sangro Sansevero, Prince de Sansevero (1710-1771)
Chevalier Luigi d'Aquino (1739-1783)
Comte Alessandro Cagliostro (1743-1795)
Prince Balbiani de Palermo (1761-1840)
Charles de Paravey (1787-1871)
Vicomte Louis Charles Édouard de Lapasse (1792-1867)
Eugène Aroux (1793-1859) / Paul Lacuria (1806-1890) / Firmin Boissin (Simon Brugal) (1835-1893)
Dr. Adrien Péladan (1844-1885)
Joseph-Aimé (Joséphin) Péladan (1859-1918)
Émile Dantinne (1883-1969) / Gary de Lacroze / Comte Antoine de la Rochefoucauld (1891-??)

Fraternellement,


Note

(4) Fils du 5ème Prince de Caramanico, Duc de Casoli, Grand Chambellan de l'Empereur Charles VI. Il fréquente à un moment donné la Loge "la Perfetta Unione" atelier à peu près libre de toute influence extérieure, pratiquant une rituélie typiquement italique, à caractère égypto-templier, affiliée à l'Obédience de Vincenzo di Sangro, fils de Raimondo di Sangro, 7ème Prince de San Severo.

(5) C’est par Raimondo di Sangro, Prince de Sansevero Grand Maître de la Maçonnerie napolitaine, qu’il reçut, (selon Gaston Ventura, entre 1767 et 1775), les Arcana Arcanorum, c’est à dire trois hauts grades hermétiques. L’on dit encore qu’en 1788, poursuivi par l'Inquisition, il les aurait transférés dans le rite de Misraim conférant ainsi un aspect initiatique aux derniers degrés qui n’étaient auparavant que des fonctions administratives.
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