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SUJET : Style et Genre

Style et Genre 7 mois 6 jours ago #5753

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Bonjour à tous,

Intéressant tout ça Frater N. Merci.

Certes, ça me dit quelque chose, mais je ne me souviens plus de cette légende japonaise que tu évoques avec la lance ultime et le bouclier ultime.

Je partage ce qui me revient:

- d'une part la notion de bouclier est très curieuse dans la pensée japonaise comme si un bouclier était liée à l'esprit de contradiction alors qu'il ne s'agit pas de contrarier directement, c'est pour ça les samouraï par exemple n'utilisent pas de bouclier mais des armes qu'ils utilisent des deux mains.

- d'autre part je pense au conte du marchand chinois qui vend des boucliers que naturellement rien ne peut percer, mais le marchand ne vend aucun bouclier, alors il propose à la vente une lance qui peut percer tous les boucliers...

Concernant l'armure de St Patrick, je ne l'ai jamais vue mentionnée dans une mono mais dans un texte accompagnant l'initiation du 2DT. Je suis mal placé pour parler des monographies de GLS qu'à quelques rares exceptions près je ne connais pas. Je n'y ai pas encore eu droit! Je n'ai pas non plus connaissance de monographies publiées par Lewis avant 1924 et l'arrivée de Ralph comme secrétaire. Je me trompe peut-être, mais vu ce que j'ai eu en main jusqu'à présent, je garde comme hypothèse que les monographies pourraient ne dater que de l'époque Ralph.

Je ne partage pas ton approche des zelatores "ils pensent toujours bien faire et même faire mieux..." Pour moi ce que tu décris là ce sont des juniores impulsifs! Dans le rosicrucianisme, les zelatores sont des chercheurs, ils sont "avides" de la Connaissance à laquelle ils aspirent par la méditation ce ne sont pas non plus des "studiosi" enfermés dans leurs études comme certains s'égarent en cherchant à le faire croire!

Tu écris: "Si l'on fait références aux Maîtres dans une invocation, ne serions-nous pas directement en train de nous placer sous les auspices de leur égrégore ?"
Et oui c'st tristounet, et c'est naturellement pas comme ça qu'il faut fonctionner!
L'idée d'associer un maître à un égrégore est naturellement une grossière erreur.
L'idée de contacter directement un maître est très égotique, si le maître ne nous a pas exprimé son feu vert auparavant. On se plante royalement dans cette direction car on ne contacte qu'à notre niveau vibratoire... Par conséquent on ne "contacte" et on alimente alors que les entités égrégoriques sans grand intérêt!

Concernant Sechat, effectivement c'est elle qui aide Pharaon à placer la première pierre et à dresser un mur droit. Je n'affirmerais pas que c'est elle qui aide à s'en extraire...

Pour ce qui concerne les "cercles magiques" nous divergeons évidemment!

Voilà!
Bien fraternellement.

Francis
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Style et Genre 7 mois 6 jours ago #5755

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Cher Francis,

Zélé ne veut pas dire Zelator et une pointe d'ironie vient parfois graver un circulaire bouclier de protection. Et go !
J'ai ouï dire que les premières versions des monos étaient des retranscriptions des discours prononcés par Lewis dans les Temple R+C et GLS ne fait que transmettre ces monos (distribuées du vivant d'HSL, entre 1924 et 1939), sans rajouter ou modifier quoi que ce soit (et quand il sent le besoin de le faire, GLS explique clairement où, quoi et pourquoi, soit en préambule, soit en notes de fin). Si le principe des envois de monos est de Ralph, le contenu des monos transmises par GLS a ce ton (et cette vibration) assez caractéristique de Lewis, de ce que je peux en juger et percevoir, ce qui suffit à me convaincre de leur authenticité. Les différences avec les monos en anglais des années 1940 que traduira Jeanne Guesdon sont déjà palpables (selon le message #2305 d'Alnitak de Zeta Orionis, elle rencontre Ralph en 1946, un an après la mort de Hans Grüter, et, à la demande de RML semble-t-il, elle réactive l'AMORC en 1949 ; ce serait donc à cette période qu'elle commencerai à traduire les monos américaines qui lui sont transmises... par Ralph).
Avec tous mes vœux de Paix Profonde,

N.
Humani nihil a me alienum puto.
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Style et Genre 7 mois 5 jours ago #5756

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Bonjour à tous,
Merci Frater N.

Zelator: oui tu as saisi la perche tendue dans le dernier message qui précisait que les Zelatores étaient "avides"!

Monographies: Oui je le confirme aussi: le style de Lewis se retrouve dans les monographies diffusées par Gary.
Avant Ralph et les monographies (1924), pour les travaux de Lewis on parlait de "lectures" (ce terme anglais est l'expression utilisée pour des lecture de mémoires akashiques.
Ensuite Lewis les as reprises pour des "lectures" (encore! mais pour les loges).
Puis c'est Ralph qui les a adaptées dans les monographies en rajoutant les "concordances"et les résumés.
Les monos furent ensuite traduites dans les monos en français version J.Guesdon et dans les communications du CRC.

Concernant Jeanne Guesdon, l'opportunité m'a été donné de plancher sur non pas les 20 messages en circulation, mais sur une bonne centaine écrits par elle pour être destinés pour la lecture en loge.
J'espérais dénicher des enseignements dignes d'un vrai Grand Maître et plus inspirants que la sélection des vingts messages en circulation... Et bien non... C'est de la même veine, j'avoue avoir été déçu!
Ce travail m'a permis d'estimer que J.Guesdon avait simplement un rôle administratif appréciable pour la France et son relationnel dans divers milieux (Polaires, Martinistes, Pythagoriciens,...) avait été bien apprécié par Lewis père à la recherche de vestiges d'anciennes résurgences à dynamiser par la FUDOSI.

Bien fraternellement
Francis
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Style et Genre 7 mois 3 jours ago #5757

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Bonjour à tous,
Merci Frater N pour cet ancien message sur lequel j'ai du plaisir à revenir:

"Faisons un petit détour par Memphis (" la ville aux murs blancs "), cad sans doute identifiée tout d'abord à la zone du palais de Ménès (" premier pharaon après Horus ", dont on aurait retrouvé quelques restes en 2015) ; de façon intéressante, cette première capitale de l'Égypte (haute et basse réunifiées) fut également appelée par la suite Djed Sout (du nom de la pyramide de Téti), puis (Pepi) Men Nefer (du nom de la pyramide de Pépi Ier ; cf. d'ailleurs le déterminatif Mer, que l'on retrouve encore dans l'écriture de Men Nefer, mais avec élision de Pépi, tant il était évident aux contemporains de savoir de quelle pyramide il s'agissait) ; on passe ainsi des murs blancs du palais à ceux blancs (et étincelants, vu le soleil) de la pyramide. Quoi de plus... lumineux. Une pyramide, ça se construit, ça se maçonne, ça s'édifie. Cela permet d'aider à gravir les marches ou degrés vers la Lumière, et pas que."

Les relations entre djed (obélisque) et mer signifiant à la fois "amour" et "pyramide" sont fascinants.
Les rosicruciens y retrouvent le 3DT avec le symbole djed et le 4DT symbolisé par une échelle à 7 degrés.
Je reviens sur Djed Sout Téti que les égyptologues traduisent "Lieu endurant de Téti", "Place stable de Téti".
Pour ma part j'y vois un contresens entre le symbole "men" (le rempart) qui signifie stabilisé et durable et le symbole "djed" (le pilier) qui signifie plutôt "dressé" et "en équilibre".
C'est facile de comprendre que "dressé en équilibre" indique simplement que ça tient debout, mais pas forcément que c'est stable et durable, même si les obélisques égyptiens tiennent debout depuis des millénaires!
Je traduirais donc "Djed Sout Téti" par "là où Téti est dressé".
Il faut comprendre que "sout" peut signifier "le jonc", "le blé qui monte", "le vent qui souffle" mais aussi "celui-là même" ce qui permet une multitude de combinaisons sémantiques exprimant des facettes subtiles d'une même idée.
Le lieu pouvait donc être un site de pèlerinage profane ou de commémoration pour célébrer Téti celui qui avait unifié Tatay (les deux terres signifiant pour les profanes le delta et la Haute Egypte et évoquant pour les initiés le monde terrestre et le monde cosmique...

Bien fraternellement
Francis
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