L'imagination au pouvoir... ou l'histoire d'une remise en cause !

Grâce notamment à l’imagination débordante d’un de ses membres Jacques JULY, aujourd’hui également Président d’Honneur du C.R.C., le Comité Directeur du SETI a pris des orientations déroutantes pour les anciens amorquiens et audacieuses par comparaison avec les pratiques habituelles de toutes les organisations philosophiques ou mystiques. La gratuité des enseignements est encore aujourd’hui difficilement acceptée compte tenu de la société marchande dans laquelle nous vivons. La solidarité, même si elle n’est pas ouvertement contestée n’est que rarement mise en pratique et la transparence n’est même pas revendiquée tant l’opacité des systèmes qui nous dirigent à tous les niveaux, préservent les intérêts et la tranquillité de ceux qui les conduisent. Mais cette volonté de changer le monde à commencer par celui de l’ésotérisme et du mysticisme va provoquer la haine etancien_sigle l’acharnement de certains et, il faut bien l’avouer, parfois le découragement de quelques pionniers. Cependant c’est en arborant ces valeurs dont le flambeau est très lourd à porter et, la mise en pratique, un combat de chaque jour que la Rose-Croix pourra éclairer de nouveau le chemin des chercheurs sincères et ce malgré le mépris, les railleries ou les attaques virulentes des " marchands du Temple " modernes.

Des précisions sur l'AMORC et SETI

En mai 93 le bulletin de l’AEIMR (Association d’étude et d’information sur les mouvements religieux) publie un article sous la plume de Charles-Frédéric VETRIGNE intitulé " une mise au point sur l’AMORC " (19) . Dans ce texte écrit en forme de réaction à celui de Bernard BLANDRE (cité précédemment) l’auteur évoque la création du SETI et les méthodes musclées de l’AMORC. Visiblement bien informé sur les relations entre l’AMORC et le CIRCES, C-F. VETRIGNE qui a appartenu aux deux organisations, nous le découvrirons ultérieurement, utilise là un pseudonyme par peur des représailles. Ses propos sont certes pertinents au sujet des querelles intestines des " BERNARD’s & Co. ", mais l’auteur est visiblement mal informé sur les origines du SETI. Jean pierre JULY lui répond donc par le même canal en août 93 (Mouvement Religieux n° 160) (20) . Une rencontre pour échanger sur le sujet sera même organisée et une relation amicale s’en suivra.

Il est important de noter que dans cet article publié en août 93 et dont la véracité n’a jamais été mise en cause, le Président du SETI, qui n’entretenait alors aucun contact avec Gary L. STEWART, s’interrogeait déjà pour savoir qui avait piégé ce dernier lorsqu’il était à la tête de l’AMORC. A la lumière des rencontres qui ont eu lieu depuis octobre 99 les questions ont fait place aux réponses. Oui, Gary L. STEWART a bien été piégé par la création du CIRCES. Il l’a d’abord approuvée, dans un premier temps, pour se dédire par la suite perdant ainsi une partie de son crédit vis à vis des membres, notamment ceux de la juridiction de langue française. Il a ensuite fait l’objet d’une campagne, de rumeurs diverses, savamment orchestrée en France, par la distribution de lettres émanant de certains membres de la Hiérarchie Esotérique américaine. Les fondateurs du SETI ont, bien innocemment, relayée les doutes exprimés par les rosicruciens américains, parce qu’ils n’avaient obtenu aucune réponse aux questions posées à ce sujet au Grand Maître des pays de langue française, ni surtout aucun démenti sur les accusations portées contre Gary L. STEWART. Un Grand Maître qui après avoir exclu les officiers de la Grande Loge trop curieux, en les accusant entre autres d’insulter l’Imperator, alors qu’ils cherchaient simplement à connaître la vérité sur la modification des enseignements et la gestion des fonds de l’association, allait écarter, quelques jours plus tard sans ménagement, ce même Imperator en l’accusant de détournement de fonds.

Les faits suffisent à démontrer que ce qui fut considéré comme un " crime de lèse-majesté " en février 90, devint l’argument principal de la destitution de Gary L. STEWART et de la prise de pouvoir qui s’en suivit par le fils BERNARD en avril de la même année. Le moins que l’on puisse dire c’est que la cohérence de la démarche n’apparaît pas de façon évidente si l’on pense que l’on a affaire à des gens sincères et intègres, ce que l’on est en droit d’attendre dans une telle organisation. En revanche, la logique de la manœuvre devient lumineuse si l’on admet que la stratégie de prise de pouvoir a été orchestrée avec minutie et ce depuis plusieurs années au détriment du pouvoir américain. On comprend dès lors que les auteurs du stratagème ne pouvaient tolérer que quelques hurluberlus limougeauds un peu trop candides et crédules fassent tout rater en posant leurs questions d’idéalistes beaucoup trop tôt.

Quel comble ! Ces types, membres de l’AMORC depuis prés de vingt ans, avaient cru, à ce point, aux valeurs contenues dans les enseignements qu’ils étaient capables de remettre en cause un dirigeant omnipotent du fait de son comportement non conforme à l’idéal rosicrucien !

L'héritage Spirituel de la Lumière

Au cours de cette même année 93 des contacts sont liés avec l’Afrique et un article " Héritiers Spirituels de la Lumière " (21) paraît dans une revue camerounaise " OSIRIS " sous la signature du Président du SETI. Une conversation téléphonique a lieu avec le rédacteur en chef de cette revue, qui a également rapporté un article de Curt WARREN issu des Rosicrucians Chronicles. Mais cet interlocuteur camerounais est manifestement paniqué à l’idée d’éventuelles représailles. Il est vrai que les rosicruciens africains sont souvent l’objet d’une double emprise spirituelle et politique, parfois liées, dont il n’est pas aisé de se sortir. Néanmoins ces contacts africains apporteront de nombreux membres au SETI et ce d’autant que la gratuité des enseignements permet aux plus démunis d’accéder au rosicrucianisme ce qui n’était évidemment pas le cas à l’AMORC. Il y aurait beaucoup à dire sur l’Afrique et la Rose-Croix, mais ce n’est pas là notre propos.chronicles

En septembre 93 les véritables intentions de l’AMORC envers le SETI vont se révéler. Quelques mois plus tôt en février 93, un certain Jean Charles GIROUD avait adhéré au SETI. Probablement attiré par l’ésotérisme, ce nouveau membre, totalement inconnu des fondateurs du SETI, va prendre une initiative, pour le moins, intempestive. Fondateur en 1991 de l’association " l’Age du Verseau " et rédacteur en chef de la revue " Evasion " cet indépendant va reprendre à son compte toutes les informations diffusées par le SETI (y compris des écrits issus des " Rosicrucian Chronicles " américaines) pour écrire un article incendiaire annonçant la fin probable de l’AMORC en dénonçant sans ménagement, et surtout sans mesure, les pratiques des dirigeants. Le manque de discernement de ce marginal et ses excès de langage vont le conduire devant les tribunaux pour diffamation. Christian BERNARD et l’AMORC l’ayant assigné par citation directe à comparaître en date du 30/11/93. Il réclame à ce chômeur titulaire du RMI (Revenu Minimum d’Insertion) 400 000 F de dommage et intérêts. Affolé ce malheureux se retourne vers les dirigeants du SETI pour demander de l’aide. Ces derniers lui font remarquer que seule son interprétation, des faits indiscutables rapportés par le SETI, l’avait conduit dans cette situation délicate. Néanmoins un souci de justice conduisit le comité directeur de notre association à prendre en charge (y compris financièrement) la défense de ce pauvre GIROUD face à la multinationale de l’ésotérisme. Nous n’allions pas le regretter, car dés la prise de contact entre le conseil juridique du SETI, également chargé de la défense de GIROUD, et le très médiatique avocat parisien de l’AMORC, ce dernier produisit des pièces sans rapport direct avec le cas GIROUD mais en relation étroite avec le SETI. Il précisa à son confrère que c'était cette association limougeaude qui intéressait son client. Pas de chance, l’avocat de GIROUD était aussi celui du SETI puisque l’Association, bien que n’étant en rien responsable du dérapage épistolaire de GIROUD, avait décidé de lui venir en aide. Le malheureux éditorialiste de la revue " Evasion " sera condamné pour la forme au franc symbolique, mais le but poursuivi par les chicaneurs - porter atteinte au SETI - ne sera pas atteint. Il est également probable que les conclusions et pièces jointes déposées par le défenseur de GIROUD calmeront les ardeurs de ces quérulents personnages, procéduriers professionnels. En tous cas à compter de ce jour les pressions diverses sur les dirigeants du SETI se feront beaucoup plus rares. En voulant porter une atteinte fatale à ceux qu’ils pensaient être les initiateurs d’une bévue, les dirigeants de l’AMORC venaient de prendre conscience, incidemment mais brutalement, d’une partie des forces de l’adversaire.

Cet épisode pénible pour ce malheureux titulaire du RMI se révéla très formateur pour les dirigeants du SETI. En tous cas il était encore plus clair, après qu’avant, que nous étions une cible privilégiée de l’C et qu’il fallait redoubler de vigilance pour continuer à dénoncer l’inacceptable sans tomber dans la calomnie. Cela fut fait car pas plus avant, pendant, qu’après l’épisode " GIROUD ", l’AMORC n’a pu relever une quelconque infraction aux règles de droit de la part du SETI ou de ses dirigeants et ce n’est sûrement pas l’envie qui lui en a manqué. Cet épisode rocambolesque prouve la détermination des dirigeants de l’AMORC à poursuivre implacablement leurs détracteurs et démontre assez clairement, pour ceux qui pourraient encore en douter, l’authenticité des propos des responsables successifs du SETI depuis sa création.

La liberté individuelle passe par la libération des autres

En novembre 93 le SETI poursuit sa campagne d’information du monde rosicrucien. Pour faire suite à des commentaires dithyrambiques de Christian BERNARD sur l’installation de TOUSSAINT comme Grand Maître (ce que le président du SETI avait vu venir et annoncé depuis longtemps) le SETI va réagir. Son comité directeur, bien informé par des membres de l’AMORC qui de plus en plus nombreux rejoignent l’association limougeaude, signe un article qui ramène l’événement à sa juste proportion. Il rapporte au lecteur des faits anecdotiques certes, mais lourds de signification dans cet univers du symbolisme qu’est le monde rosicrucien. Ce texte intitulé " LA LIBERTE DE L'AME  PASSE PAR LA LIBERATION DES AUTRES… " (22) est accompagné d’une copie d’un article de l’Evénement du jeudi qui dénonce une fois de plus les dérives de l’AMORC sous le titre " Rose-Croix is business ". Ce qui est nouveau c’est que la presse nationale parle de " la dissidence ouverte " des rosicruciens du SETI. A noter que l’Ordre Rénové du Temple est évoqué dans ce même article. Cet Ordre créé par Raymond BERNARD allait à nouveau revenir au devant de la scène lors de l’affaire de l’OTS (Ordre du Temple solaire). D’aucun pense que cette organisation templière qui fut le théâtre de dramatiques disparitions d’adeptes pourrait trouver son origine dans l’ORT.

Dans le corps du texte, signé par le Comité Directeur du SETI un appel solennel est lancé aux membres de la Hiérarchie Esotérique (membres les plus anciens puisqu'ils ont atteint le 12ème degré des enseignements de rosicruciens). Il leur est demandé de prendre leurs responsabilités et de poser les bonnes questions aux dirigeants de l’AMORC en les enjoignant de justifier le manque de transparence financière de l’Association, certaines dépenses somptuaires, les orientations mercantiles qui intéressent le fisc français et les modifications fondamentales des enseignements qui trahissent la volonté des fondateurs du mouvement.

Quelques semaines plus tard un encart publicitaire (23) interpellera les mêmes membres de la Hiérarchie Esotérique en les plaçant devant leur responsabilité envers la Rose-Croix. Quelques réponses parviendront au SETI et le 20 février 94 une circulaire (24) sera adressée à ces membres perplexes afin de prendre date pour l’avenir de la Rose-Croix.

Histoire comparative des enseignements rosicruciens

C’est sous la rubrique " Histoire comparative des enseignements rosicruciens " que, dès octobre 1991, le Conseil de l’Ethique du SETI relevait avec précision les modifications de fond apportées aux enseignements rosicruciens mis au point par Harvey Spencer LEWIS. Cette altération d’une philosophie dite " traditionnelle " fut la motivation première de la création du SETI puisque le but même de l’association consiste en la " sauvegarde des enseignements issus de la tradition rosicrucienne " (cf. article 2 des statuts du SETI) (25). C’est pourquoi d’abord dans le bulletin " Reflets " puis dans la revue " Imagine ", sous la signature d’ " ICTUS " le Conseil de l’Ethique a entrepris un travail d’historien pour démontrer, en se référant aux propres documents diffusés par l’AMORC à différentes périodes, les censures, voire les altérations, du message initial. Le propos du conseil de l’Ethique n’était pas de comparer la qualité des enseignements dispensés, ni même de dénier aux dirigeants contemporains de cette organisation le droit de compléter l’enseignement en faisant ainsi progresser la tradition rosicrucienne. Mais il s’agissait de dénoncer la manipulation qui consiste à laisser croire aux étudiants rosicruciens qu’ils reçoivent les mêmes monographies que leurs frères aînés. L’analyse exposée dans les différents écrits d’ICTUS met en évidence trois périodes distinctes dans la diffusion des enseignements de l’ordre de la Rose-Croix en France.

imagineTout d’abord celle des traductions initiales accomplies en très grande partie (selon les dires même de l’AMORC) par le premier Grand Maître français Jeanne GUESDON et diffusées sous une forme ronéotypée juste après la deuxième guerre mondiale. Le Conseil de l’Ethique a pu constater que cette version était très proche de l’original américain mis en forme par Harvey Spencer LEWIS, certaines traductions littérales maladroites le démontrent assez bien. Puis dans les années 70 Raymond BERNARD, ou certains de ses collaborateurs de l’époque, font quelques aménagements tendant à ratisser plus large (monographies signées RB suivi de la date). Il supprime notamment quelques références bibliques ou remplace le terme " Dieu " par " Cosmique ". En apparence, il n’y a pas là de quoi fouetter un chat. Le but est clairement affiché et sera atteint, il faut attirer du monde, or la religion ne fait plus recette durant cette période post " soixante-huitarde ". Il faut noter cependant que les affirmations - l’ " Avertment " (16) - préparées par Ralph M. LEWIS à l'attention de ses successeurs exigent d’eux qu’ils ne suppriment pas le mot Dieu des enseignements rosicruciens. La censure de passages dénonçant une certaine forme de " mercantilisme ésotérique ", démontre assez bien que les copistes ont décidé de faire en sorte, que l’enseignement justifie les pratiques qui commencent à voir le jour à cette époque. Même si les transformations restent habiles et modérées la manipulation a bel et bien commencé à cette époque. Mais sous la direction de Christian BERNARD et surtout au début des années 80 avec l’arrivée à Omonville d’un ancien instituteur du Neubourg, les choses vont s’emballer. A tel point que ce sont des proches de Raymond BERNARD qui alerteront certains officiers de la Grande Loge dont le Grand Conseiller de Poitou-Charentes  et c’est Raymond BERNARD en personne qui le lui confirmera en présence de deux Moniteurs Régionaux de Poitou-Charentes le 6 décembre 89 au siège du CIRCES 22 rue Beaunier.

A la lecture des études comparatives réalisées par la suite par le Conseil de l’Ethique du imagine2SETI, on se rend compte que les monographies signées S.T., suivi de la date, sont empreintes d’une "déchristianisation" forcenée et voient disparaître progressivement les références à Harvey Spencer LEWIS. Après tout, les enseignements " Sergistes " ou " Toussainiens " sont peut-être plus utiles à l’humanité que ceux de la Rose-Croix, mais pourquoi ne pas les diffuser comme tels plutôt que de prétendre que l’on diffuse des enseignements traditionnels et authentiques.

(Cf. : 14 articles parus dans le bulletin REFLETS et la revue IMAGINE)
(26 à 30) - (31 à 35) - (36 à 37) - (38 à 39)

Ainsi, mois après mois, le SETI prouva, à ceux qui voulaient bien se donner la peine de lire, que la première raison de son désaccord avec les dirigeants actuels de l’AMORC - la modification des enseignements - était bien avérée. Depuis la suppression de certaines " concordances " trop empreintes de christianisme, jusqu’à la disparition de la " Confessio " du premier Imperator qui était auparavant adressée aux membres de la Hiérarchie Esotérique, en passant par la "cathédrale de l’âme" devenue "Sanctum céleste" tous les documents mis en forme au début du siècle par Harvey Spencer LEWIS ont été profondément remaniés.

Nous avons prouvé la transformation fondamentale des enseignements rosicruciens et les responsables français de l'AMORC, après l'avoir longtemps niée, finissaient par la revendiquer sous la plume du Grand Maître actuel dans un courrier (40) adressé à un de leurs anciens membres aujourd’hui à nos cotés.

Du droit de réponse au devoir d'interrogation

Plusieurs revues ou spécialistes des mouvements ésotériques se sont intéressés à la mes_setinaissance et au développement du SETI. L’hebdomadaire "L’Evènement du Jeudi", le bulletin "Mouvement Religieux", les auteurs Gérard GALTIER ou Charles Frédéric VETRIGNE ont été cités dans cet historique. On peut mentionner aussi la revue " Sciences et Magie " qui dans un numéro consacré à la Rose-Croix a publié un article reproduit sur notre site Internet dans son intégralité intitulé " Le SETI au service de la Rose-Croix : fidélité et audace ". La revue "Mondes Parallèles" a longtemps fait paraître des annonces qui ont permis de mieux faire connaître notre mouvement. La constante dans toutes ces tentatives de clamer la vérité sur notre histoire et de dénoncer ce qui était réellement à l’origine du schisme avec l’AMORC, c’est que tous ces acteurs de la communication ont subi, de façon plus ou moins directe, des pressions de la part de la multinationale de l’ésotérisme pour qu’ils cessent de s’intéresser au SETI. Ce fut notamment le cas pour les revues susceptibles de publier des encarts publicitaires pour l’AMORC nous avons recueilli des témoignages sur le sujet : " …si vous voulez profiter de notre budget publicité… ". Sur le plan des finances, le SETI n’avait évidemment pas les moyens de lutter, chacun emploie les armes qu’il maîtrise le mieux, c’est bien naturel. Mais d’autres moyens plus subtils ont également été employés, la menace d’un procès en a fait reculer plus d’un, l’affaire GIROUD évoquée précédemment prouve que la réputation d’obsession processive généralement attribuée à ce type d'organisations n'est pas usurpée.

En juin 96 Charles Frédéric VETRIGNE était venu assister à l’assemblée générale du SETI et il en rendait compte dans les colonnes de " Mouvement Religieux " n° 199(41) en novembre 96. Quelques mois plus tard en février 97 ce même Charles Frédéric VETRIGNE se rendait au salon de la marjolaine où était représenté l’AMORC en la personne de la Diffusion Rosicrucienne. Il en rendait compte sans animosité dans le n°202 (42) de la même revue qui se voyait imposer dans son n° 205 (43) de mai 97 un droit de réponse de l’AMORC. Une fois de plus alors que le SETI n’était en rien responsable des écrits de Charles Frédéric VETRIGNE c’est nous que le responsable juridique de l’AMORC visait clairement en écrivant notamment " …Aucune association ne peut vivre de l’air du temps… prétendre le contraire est un non-sens. Sur ce point certaines associations prétendent à la gratuité, mais font figurer dans leurs statuts une clause d’exclusion pour les membres qui ne participeraient pas à sa vie matérielle… ". C’est bien à notre association que ce nouvel acteur juridique amorquien s’en prenait dans ce droit de réponse. Mais le coup, habilement porté, allait indirectement réduire encore les faibles moyens d’expression du SETI. Depuis, cette date, la revue de l’AEIMR n’a plus rien publié sur notre association. Bernard BLANDRE ou son comité de rédaction ont-ils eu peur des juristes d’Omonville ? En tout cas bien que le Directeur de la publication nous en ait accusé réception, il ne publia pas l’article qui lui fut immédiatement adressé " DU DROIT DE REPONSE AU DEVOIR D’INTERROGATION " (44).

Fort heureusement, les membres et sympathisants de notre association purent prendre connaissance de ce texte dans le n° 10 de la revue Imagine paru en novembre 97.

Comme ils ont longtemps nié les modifications apportées aux enseignements mis au point par H. S. LEWIS, les dirigeants de l’AMORC en avaient fait de même pour les perquisitions annoncées par la presse. Dans son bulletin mensuel n° 590 de mars 1998, sous la signature de Serge TOUSSAINT Grand Maître, l’organisation reconnaît officiellement, vis à vis de ses membres ses déboires avec le fisc français. " Depuis plusieurs années, l’AMORC est en contentieux avec l’administration fiscale… " écrit TOUSSAINT, il n’est jamais trop tard pour bien faire, mais tout de même avoir attendu 7 ans pour informer les membres d’une association sur de graves problème de gestion dont le Grand Maître déclare lui-même " …De toute évidence, cette procédure n’a pas d’autres buts que d’imposer notre ordre au maximum, voire même de le mettre dans une situation financière qui l’obligerait à cesser ses activités… ", c’est un comportement pour le moins désinvolte envers les adhérents. Cette attitude est d’autant plus inadmissible que pendant des années les mêmes dirigeants ont dénoncé en paroles et par écrit les " mensonges et les calomnies " de ceux qui ne faisaient que leur devoir d’information envers des membres. Ces derniers, bien évidemment, ignorant tout de ce qui se tramait dans les coulisses de leur association. Au passage le Grand Maître en profite pour porter une attaque indirecte et sournoise au Président fondateur du SETI en prétendant " …Suite à un contrôle…qui fut très probablement ordonné après une intervention effectuée par un membre radié quelque temps plus tôt pour des raisons graves… ". Encore et toujours les allusions perfides et mensongères, distillées habilement vers les membres, pour faire apparaître les fondateurs du SETI comme de minables délateurs ayant pour mobile une amère vengeance. La vérité est tout autre. Si les fondateurs du SETI ont été tenus informés de ce qui se passait sur ce plan, et n’ont pas manqué de répercuter ce qu’ils savaient vers leurs anciens compagnons de route, ils ne sont en rien responsables d’un contrôle fiscal dont l’initiative fut probablement prise par un fonctionnaire des services fiscaux membre de l’AMORC qui s’interrogeait déjà en 1988, et à l’évidence légitimement, sur les dérives mercantiles de l’Association.

Le SETI, devenu Cénacle de la Rose-Croix sous la Présidence de WITZ J-N, va réagir à nouveau dans un article signé de son Comité Directeur. Sous un titre à la forme interrogative, " EN VEINE DE CONFIDENCES… OU EN QUÊTE DE FINANCES ? " (45) , l’auteur fait une analyse critique du texte de TOUSSAINT, démontrant ainsi le véritable but poursuivi par cette confession tardive : justifier une augmentation de 15% des cotisations. Voilà le vrai visage des dirigeants d'une association qui quelques mois plus tard sera identifiée comme " secte " dans le dernier rapport parlementaire sur le sujet. Juste retour des choses pour TOUSSAINT qui n’a pas hésité à venir, en février 98 à Limoges, traiter le Cénacle de la Rose-Croix " de groupuscule sectaire animé par un Gourou ". Lors de cette conférence publique pour laquelle il s’était offert un service d’ordre musclé, il avait nié tout conflit avec quelque autorité civile que se soit, présentant comme une rumeur les échos des déboires fiscaux de l’AMORC, alors qu’il allait l’avouer un mois plus tard aux membres.
Comment les rosicruciens sincères et informés peuvent-ils encore accorder la confiance que leur chef, pour la communauté francophone, leur réclamait encore récemment dans son message de septembre 99 ?

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